Conforme Article L1221-13 du Code du travail

Amende pour registre du personnel absent ou incomplet : le calcul réel

La sanction de base est une contravention de 4e classe, 750 € au maximum. Ce que presque aucune page ne précise, c'est ce qui la rend lourde : elle se cumule par salarié concerné, et le montant est quintuplé pour une société ou une association. Trois lignes bancales, et l'addition dépasse vite le prix d'un contrat de travail. Voici le calcul exact, article par article, et le fait que le contrôle qui détecte ces erreurs, lui, ne coûte rien.

PDF spécimen gratuit Contrôle des mentions Sans inscription
PDF spécimen d'un registre unique du personnel : en-tête de l'entreprise et quatre salariés dans l'ordre d'embauche, sous un bandeau rouge « spécimen »
Le PDF spécimen gratuit, tel qu'il sort du générateur
Dernière mise à jour : 31 juillet 2026 — références vérifiées sur Legifrance

En résumé : combien risque un employeur ?

Un registre du personnel absent, incomplet ou non tenu à jour est une contravention de 4e classe : 750 € d'amende au maximum. Cette amende s'applique autant de fois qu'il y a de personnes concernées (article R1227-7), et son plafond est quintuplé pour une personne morale, soit 3 750 € par salarié. Si le refus de le montrer empêche le contrôle, le délit d'obstacle (article L8114-1) peut s'y ajouter.

Le mécanisme que peu de gens citent : l'amende se cumule par salarié

La plupart des articles s'arrêtent à « 750 € ». Le vrai risque est dans la mécanique de cumul, écrite noir sur blanc dans l'article R1227-7 : l'amende « est appliquée autant de fois qu'il y a de personnes employées dans des conditions susceptibles d'être sanctionnées ». Autrement dit, elle ne se compte pas par entreprise, mais par salarié mal renseigné. Et pour une société, une association ou toute personne morale, l'article 131-41 du code pénal quintuple, pour les contraventions, le plafond applicable aux personnes physiques.

Montant maximal de l'amende pour registre du personnel non conforme, selon le statut de l'employeur et le nombre de salariés concernés
EmployeurPlafond par salarié concernéExemple : 3 salariés mal renseignés
Personne physique (employeur en nom propre)750 €jusqu'à 2 250 €
Société, association, personne morale3 750 € (750 x 5)jusqu'à 11 250 €

Le calcul ne dépend pas de nous et il est brutal : quatre salariés sans mention d'emploi dans une SARL, c'est jusqu'à 15 000 € encourus. En face, le PDF daté qui les met en règle coûte 9,99 €, et la vérification qui détecte les manques est gratuite.

Contravention de 4e classe : ce que ce niveau signifie

La 4e classe est l'avant-derniere des cinq classes de contraventions du code pénal. L'article 131-13 en fixe le plafond à 750 € pour une personne physique (à comparer aux 1 500 € de la 5e classe et aux 450 € de la 3e). C'est une amende, pas un délit : elle ne passe pas devant un tribunal correctionnel et, sauf peine d'interdiction, de déchéance ou d'incapacité, n'est pas inscrite au bulletin n° 1 du casier judiciaire. Mais elle se multiplie, et c'est cette multiplication qui fait mal.

Refuser de présenter le registre : le délit d'obstacle

Il faut distinguer deux choses. Un registre absent, incomplet ou non tenu à disposition est une contravention (article R1227-7). Empêcher le contrôle, par exemple en refusant de communiquer le registre, peut en outre être poursuivi comme obstacle, ce qui est bien plus grave. Faire obstacle à l'accomplissement des fonctions d'un inspecteur ou d'un contrôleur du travail est un délit, puni par l'article L8114-1 du Code du travail d'un an d'emprisonnement et de 37 500 € d'amende. On ne joue pas la montre avec un inspecteur : mieux vaut un registre imparfait présenté de bonne foi qu'un registre « introuvable » le jour du contrôle.

Le salarié hors UE sans mention d'autorisation : un autre niveau de risque

La mention que les inspecteurs regardent de près est le numéro d'autorisation de travail des ressortissants hors Union européenne, EEE et Suisse (article D1221-23). Son absence sur le registre est déjà une contravention, mais elle ouvre surtout la porte à un contrôle plus lourd : l'emploi d'un étranger sans titre de travail est un délit autonome, sanctionné bien plus sévèrement que le registre lui-meme, avec une contribution spéciale à verser à l'OFII. Le registre n'est pas le problème central ici ; il est le document par lequel l'inspecteur commence à tirer le fil. Une ligne « autorisation de travail : néant » pour un salarié malien ou tunisien attire immédiatement l'attention.

Ce qui déclenche l'amende, dans les faits

Un contrôle ne cherche pas la perfection formelle. Les manques qui font tomber l'amende sont presque toujours les mêmes :

  • le registre est absent ou introuvable le jour de la visite ;
  • une des six mentions de l'article D1221-23 manque pour un ou plusieurs salariés (souvent l'emploi et la qualification, ou la date d'entrée exacte) ;
  • un salarié déjà parti a été effacé ou masqué, alors que R1221-26 le garde au registre cinq ans après son départ ;
  • l'autorisation de travail d'un salarié hors UE n'est pas portée ;
  • les salariés ne sont pas inscrits dans l'ordre des embauches, ou une ligne a été raturée au correcteur, en contradiction avec l'exigence d'inscriptions indélébiles (article L1221-13).

Comment éviter l'amende, gratuitement

C'est exactement le trou que notre générateur comble avant même le paiement. À l'étape aperçu, vos données passent une liste de vérifications écrite à partir de ces articles : les six mentions de D1221-23, l'autorisation de travail des salariés hors UE, la cohérence des dates, l'ordre des embauches, les salariés sortis masqués. Le verdict s'affiche avant qu'il soit question de payer, et il peut très bien conclure que tout est en ordre.

Le remplissage, le contrôle et le PDF spécimen sont gratuits et sans compte. Seul le PDF daté est payant, à 9,99 €. Pour comprendre pourquoi l'obligation vise tout employeur dès le premier salarié, voyez la page registre obligatoire ; pour un exemple entièrement rempli, cas par cas, la page registre gratuit. Vérifier mon registre maintenant.

Questions fréquentes

Le format PDF, ce qu'il coûte et ce qu'il vaut lors d'un contrôle

Une contravention de 4e classe, 750 € au maximum. Le point clé est le cumul : l'amende s'applique autant de fois qu'il y a de personnes concernées (article R1227-7), et son plafond est quintuplé pour une société ou une association, soit 3 750 € par salarié.

Par salarié concerné. L'article R1227-7 précise que l'amende est appliquée autant de fois qu'il y a de personnes employées dans des conditions sanctionnables. Trois lignes non conformes chez une personne physique, c'est jusqu'à 2 250 € ; dans une société, jusqu'à 11 250 €.

Parce que l'article 131-41 du code pénal quintuple, pour les personnes morales, le plafond d'amende prévu pour les personnes physiques. La contravention de 4e classe plafonnée à 750 € pour un employeur en nom propre passe donc à 3 750 € pour une SARL, une SAS ou une association.

Ne pas tenir le registre à disposition de l'inspection est déjà sanctionné par l'article R1227-7. Si le refus empêche le contrôle, il peut en outre relever du délit d'obstacle : faire obstacle aux fonctions d'un inspecteur ou d'un contrôleur du travail est un délit puni d'un an d'emprisonnement et de 37 500 € d'amende (article L8114-1). Un registre imparfait présenté de bonne foi vaut toujours mieux qu'un registre déclaré introuvable.

Oui. L'omission d'une des six mentions obligatoires de l'article D1221-23, un salarié parti effacé ou une autorisation de travail manquante suffisent à constituer l'infraction. Le contrôle ne distingue pas « pas de registre » et « registre qui ne remplit pas ses conditions ».

En principe non. Une contravention de 4e classe relève du tribunal de police, pas du tribunal correctionnel, et n'est inscrite au bulletin n° 1 du casier judiciaire que si la peine entraîne une interdiction, une déchéance ou une incapacité. Son coût tient à son montant cumulé par salarié, pas à une conséquence pénale durable.

En tenant le registre dès la première embauche, avec les six mentions par salarié, dans l'ordre des embauches, en conservant les partis cinq ans. Notre générateur contrôle ces points et affiche un verdict gratuit avant tout paiement ; le remplissage et le PDF spécimen sont gratuits, seul le PDF daté coûte 9,99 €.

Non. Il vérifie ce qui est vérifiable automatiquement : mentions manquantes, autorisation de travail hors UE, cohérence des dates, ordre des embauches, salariés masqués. Il attrape les erreurs les plus courantes, celles qui déclenchent l'amende, mais ne tranche pas un litige complexe, pour lequel un conseil reste utile.

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