Registre du personnel en ligne : le remplir, le vérifier, l'opposer à un contrôle
Tout se passe dans le navigateur, sans rien installer et sans créer de compte : vous saisissez le registre, l'outil le passe au crible des mentions obligatoires et rend un verdict à l'écran avant même qu'il soit question de payer. Le PDF spécimen part gratuitement. Reste payant ce qui en fait une preuve : la version datée et scellée, celle qu'on pose sans stress sur le bureau d'un inspecteur.
« Registre en ligne » : deux outils différents derrière le même mot
Quand on cherche un registre du personnel en ligne, on tombe sur deux logiques qui n'ont presque rien à voir, et il vaut mieux savoir laquelle on veut avant de commencer.
La première, c'est le registre vivant hébergé : un compte chez un prestataire, une base qui reste chez lui, qu'on met à jour au fil des entrées et des sorties sans tout ressaisir, avec sauvegarde serveur et accès partagé entre plusieurs personnes. Pratique si vous embauchez souvent et que plusieurs mains tiennent le registre. La seconde, c'est la nôtre : vous remplissez en ligne puis repartez avec votre fichier — un PDF, et avec le pack un classeur .xlsx, à vous. Pas de compte obligatoire, pas de données qui restent bloquées chez un tiers.
Notre avis, franchement : si vous cherchez un logiciel RH qui vit en continu, un SaaS hébergé fera mieux que nous sur ce terrain-là, on ne va pas prétendre le contraire. Mais un registre hébergé reste modifiable à tout moment — et un document qu'on peut réécrire n'a aucune valeur probante le jour d'un contrôle. C'est exactement le trou que nos deux fonctions comblent : le contrôle qui rend un verdict avant paiement, et le PDF daté et scellé qui, lui, ne se réécrit plus.
Ce qui se fait en ligne, gratuitement et sans compte
Le générateur avance en quatre étapes, dans cet ordre :
- L'entreprise : raison sociale, SIRET, code APE, adresse, convention collective. C'est l'en-tête qui coiffe le registre.
- Les salariés : une ligne par personne. Selon la saisie, le formulaire ouvre le bon champ — autorisation de travail pour un salarié hors UE, tuteur et lieu de présence pour un stagiaire, entreprise de travail temporaire pour un intérimaire.
- Les options : tri, colonne observations, inclusion ou non des salariés déjà partis.
- L'aperçu et le contrôle : le registre s'affiche à l'écran et passe le test de conformité. Verdict immédiat.
À ce stade, rien n'est payé et rien n'est demandé. Vous pouvez télécharger le PDF spécimen — mis en page, imprimable, toutes les mentions — et vous arrêter là. Le PDF daté, lui, coûte 9,99 € ; il n'apporte rien de plus au niveau des données, il apporte la preuve. Le classeur .xlsx (cinq onglets, listes déroulantes, partie stagiaires) est inclus dans l'abonnement « Registres illimités » à 9,99 € par mois, résiliable en un clic.
Le verdict de conformité, affiché avant de payer
C'est la pièce que ni un modèle Excel ni un registre hébergé classique ne vous donnent. Un exemple concret, tire de ce que l'écran renvoie vraiment.
Un restaurant saisit quatre salariés : deux CDI en salle, un cuisinier de nationalité tunisienne, et une extra en CDD saisonnier déjà partie qu'il a masquée par réflexe « elle n'est plus là ». À l'étape 4, avant tout paiement, deux alertes rouges s'affichent :
- « Cuisinier, nationalité hors UE : le numéro d'autorisation de travail est manquant. » — mention imposée par l'article D1221-23 pour les ressortissants hors UE, EEE et Suisse ;
- « Une personne sortie est masquée. L'article R1221-26 impose de la garder au registre cinq ans après son départ. » — l'erreur qu'on voit le plus souvent, et l'une des plus faciles à reprocher.
Il complète l'autorisation de travail, il réaffiche la ligne de l'extra : les deux alertes repassent au vert. Il repart avec le spécimen gratuit ou prend le PDF daté. Le contrôle ne pousse à rien : il peut très bien conclure que tout est déjà en ordre et vous laisser partir sans dépenser un centime. C'est assumé.
Ce que la loi demande, en trois articles
Tout tient dans trois textes, et le contrôle en ligne les reprend un par un :
- L1221-13 : les salariés sont inscrits dans l'ordre des embauches et les mentions portées de façon indélébile. On n'efface pas, on annote.
- D1221-23 : les six mentions par personne — nationalité, date de naissance, sexe, emploi et qualification, date d'entrée, type de contrat — plus l'autorisation de travail des ressortissants hors UE.
- R1221-26 : chaque personne reste au registre cinq ans à compter de son départ. Ni la supprimer, ni la masquer.
C'est ce mot, indélébile, qui sépare un vrai registre d'un tableur. Une cellule .xlsx se réécrit sans laisser de trace : rien ne distingue une date d'entrée saisie le jour de l'embauche d'une date saisie la veille du contrôle. Le PDF daté tranche ce point net — il fige l'état du registre à une date et ne bouge plus.
Les cas où le registre coince (à déplier)
Chaque situation particulière a sa mention propre. Le formulaire les ouvre selon le contrat choisi, mais autant savoir ce qu'il attend.
Travailleurs étrangers hors UE
Pour un salarié ressortissant d'un pays hors Union européenne, EEE ou Suisse, le registre doit porter le type et le numéro du titre l'autorisant à travailler (D1221-23). Un salarié portugais ou allemand, lui, ne déclenche aucune alerte : la liste des nationalités dispensées est codée en dur, pas devinée. C'est une mention que les inspecteurs regardent de près, parce qu'elle touche au travail dissimulé.
Stagiaires
Depuis la loi du 10 juillet 2014, les stagiaires figurent dans une partie spécifique, distincte des salariés (L1221-13). Trois informations en plus : le nom du tuteur, le lieu de présence et les dates de la convention de stage. Le classeur .xlsx de l'abonnement « Registres illimités » leur réserve un onglet dédié, avec ces colonnes.
Intérimaires
Un intérimaire est inscrit au registre de l'entreprise utilisatrice — chez vous, donc, même si son employeur est l'agence. Sa ligne mentionne l'entreprise de travail temporaire qui le met à disposition. Il ne se confond pas avec vos salariés directs.
Apprentis et alternants
L'apprenti est un salarié à part entière au registre : même ligne, même mentions, avec le type de contrat « apprentissage » ou « professionnalisation ». Rien de spécial à ajouter, mais rien à oublier non plus — l'omettre est aussi fautif que d'oublier un CDI.
Plusieurs établissements : un registre par adresse
L'article L1221-13 vise « tout établissement », pas l'entreprise. Deux adresses, deux registres : chacun ne contient que ses propres salariés, avec le SIRET de l'établissement en en-tête. Un registre unique pour toute la société, avec un SIRET siege pour des salariés qui travaillent ailleurs, est non conforme — et chaque registre doit rester consultable sur place, là où l'inspection et les représentants du personnel peuvent le demander.
Concrètement, en ligne : vous générez un document par établissement, en changeant le SIRET et l'adresse à l'étape 1. Le PDF de l'établissement A et celui de l'établissement B sont deux fichiers séparés, datés chacun de leur côté.
Un registre en ligne qu'on peut réécrire vaut-il preuve ?
C'est la vraie question, et elle vaut autant pour un tableur que pour un SaaS hébergé. Tant que le fichier reste modifiable, il prouve l'état du registre au moment où l'inspecteur le regarde, pas au moment où vous auriez dû inscrire le salarié. Un document daté et scellé, lui, atteste d'un état à une date passée — c'est ce qui a une valeur opposable.
| Critère | Notre PDF daté | Modèle Excel | SaaS registre vivant gratuit |
|---|---|---|---|
| Mise à jour au fil du temps | Régénérer à chaque mouvement | Manuelle | En continu, sans ressaisie |
| Contrôle de conformité intègre | Oui, verdict avant paiement | Non | Rarement |
| Document figé et daté | Oui, sceau serveur | Non, cellule réécrivable | Non, base modifiable |
| Valeur probante lors d'un contrôle | Forte : état opposable à une date | Faible : muet sur l'indélébilité | Faible : reste modifiable |
| Vos données restent chez vous | Oui, fichier téléchargé | Oui | Non, hébergées chez le prestataire |
| Prix | Spécimen gratuit, 9,99 € le PDF daté | Gratuit | Gratuit |
Aucune de ces trois voies n'est mauvaise. Un employeur stable à un ou deux salariés peut très bien imprimer le spécimen gratuit et le tenir à l'encre. Dès qu'il y a du turnover, un CDD, un saisonnier ou un salarié étranger, la trace datée change tout : c'est elle qui répond quand l'inspecteur demande depuis quand la ligne existe.
Le contrôle est gratuit, l'amende ne l'est pas
Un registre absent ou incomplet est une contravention de 4e classe : 750 € au maximum. Le détail que peu de gens citent est dans l'article R1227-7 : l'amende « est appliquée autant de fois qu'il y a de personnes employées ». Elle se cumule par salarié, et le maximum est quintuplé pour une société ou une association, soit 3 750 € par personne concernée. Trois lignes bancales dans une SARL, c'est jusqu'à 11 250 € encourus. En face, la vérification en ligne qui les detecte ne coûte rien.
Questions fréquentes
Le format PDF, ce qu'il coûte et ce qu'il vaut lors d'un contrôle
Oui. Saisie de l'entreprise et des salariés, contrôle de conformité, aperçu à l'écran et PDF spécimen se font dans le navigateur, sans rien installer. Le PDF daté se télécharge après un paiement unique de 9,99 €. Aucune étape n'exige de logiciel à part un navigateur à jour.
Le remplissage, le contrôle mention par mention, l'aperçu et le PDF spécimen sont gratuits et sans inscription, jusqu'à 3 salariés. Seul le PDF daté et scellé est payant : 9,99 € une fois, sans compte. Si le registre bouge souvent, l'abonnement « Registres illimités » (registres datés illimités, salariés illimités, classeur Excel et Word) coûte 9,99 € par mois et se résilie en un clic depuis votre espace.
Non. Remplir, contrôler et télécharger le PDF spécimen se fait sans compte. Le compte ne sert qu'à retrouver un document déjà généré depuis le tableau de bord, pour le rouvrir lors d'une embauche ou d'un départ.
Oui. Le Code du travail n'impose aucun format ni modèle officiel. L'article L1221-13 exige des inscriptions indélébiles, dans l'ordre des embauches, consultables immédiatement. Un PDF imprimé ou présenté à l'écran remplit ces trois conditions, contrairement à un fichier qu'on rouvre et modifie devant l'inspecteur.
Un registre hébergé se met à jour en continu et se partage à plusieurs, ce qui convient si vous embauchez souvent. Notre approche vous laisse repartir avec votre fichier et ajoute deux choses qu'un registre modifiable n'a pas : un verdict de conformité avant paiement et un PDF daté qui fige l'état du registre. Pour la valeur probante lors d'un contrôle, c'est le document figé qui compte.
Il vérifie ce qui est vérifiable automatiquement : les six mentions de l'article D1221-23 pour chaque personne, l'autorisation de travail des salariés hors UE, les dates de sortie antérieures aux dates d'entrée, le tri par ordre d'arrivée et les salariés sortis masqués. Il ne remplace pas un juriste sur un cas tordu, mais il attrape les erreurs les plus courantes, celles qui déclenchent une amende.
Le PDF spécimen et le PDF daté sont générés à partir de ce que vous saisissez. Un document n'est conservé que si vous sauvegardez un brouillon ou passez au paiement, pour pouvoir vous le livrer et le rouvrir plus tard. Les modalités exactes figurent dans notre politique de confidentialité ; côté conservation, le RGPD invite à supprimer les données cinq ans après le départ du dernier salarié concerné.
Trois, dans l'aperçu, le PDF spécimen et le PDF daté à 9,99 €. Pour lever la limite et obtenir en plus le classeur Excel et le Word modifiable, c'est l'abonnement « Registres illimités » à 9,99 € par mois, résiliable à tout moment.
Oui, mais en générant un document par établissement. L'article L1221-13 vise « tout établissement » : deux adresses, deux registres, chacun avec son SIRET en en-tête et ses seuls salariés. Le générateur ne fusionne pas les établissements dans un fichier unique, précisément pour rester conforme.
Pour un ressortissant hors Union européenne, EEE ou Suisse, il exige le type et le numéro de l'autorisation de travail. Les nationalités dispensées sont reconnues automatiquement : un salarié espagnol ou belge ne déclenche aucune alerte inutile.
Pas encore : les salariés se saisissent un par un dans le formulaire, sans import de masse par fichier. Pour un effectif élevé, comptez le temps de recopie. C'est une limite assumée du générateur ; le classeur .xlsx de l'abonnement, lui, se complète ensuite librement dans Excel.
Une contravention de 4e classe, 750 € au maximum, appliquée autant de fois qu'il y a de personnes concernées (article R1227-7) et quintuplée pour une société ou une association, soit jusqu'à 3 750 € par salarié. Le registre est l'un des premiers documents qu'un inspecteur demande.
Tarifs simples et transparents
Le spécimen est gratuit, vous ne payez que la version datée
Un registre se retouche à chaque embauche et à chaque départ. Au même prix, l'abonnement vous en donne un nombre illimité plutôt qu'un seul ; il se résilie en un clic, et le mois entamé reste ouvert.
Gratuit
- Formulaire complet
- Contrôle des mentions obligatoires
- PDF spécimen, non opposable
- Jusqu'à 3 salariés
- Date, empreinte et QR de vérification
- Classeur Excel et Word modifiable
Un registre daté
- Formulaire complet
- Contrôle des mentions obligatoires
- PDF daté et scellé
- Date, empreinte et QR de vérification
- Jusqu'à 3 salariés
- Classeur Excel et Word modifiable
Sans compte : vous payez, vous téléchargez.
Registres illimités
- Formulaire complet
- Contrôle des mentions obligatoires
- Registres datés et scellés illimités
- Salariés illimités
- Classeur Excel (5 onglets)
- Word modifiable
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